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La Suisse compte environ 6 % d’étudiants avec enfant à charge, ce qui la situe en milieu de classement en comparaison européenne. Cette proportion est nettement plus basse en Italie (3 %), mais beaucoup plus élevée en Suède (17 %). La plupart des 7650 étudiants avec enfant à charge dans les hautes écoles suisses sont âgés de plus de 30 ans.
Le passage au système de Bologne (bachelor-master) ne semble pour l’heure pas affecter la compatibilité entre études et vie familiale. Mais le nouveau système est trop récent pour que l’on puisse déjà constater d’éventuels effets.
Le rapport qui a été approuvé par le Conseil fédéral fait apparaître que les étudiants avec un ou plusieurs enfants à charge éprouvent davantage de difficultés avec les structures universitaires et l’organisation de leurs études que les étudiants sans enfants. Ils sont deux fois plus nombreux à interrompre, voire abandonner leurs études. Les hautes écoles et les filières d’études ne présentent pas toutes la même souplesse à l’égard des étudiants qui souhaitent interrompre leurs études pour raisons familiales et les reprendre après un congé parental. La conciliation entre études et obligations parentales n’est souvent possible qu’au prix de solutions spéciales, négociées au cas par cas.
Pour améliorer la compatibilité entre famille et études, des actions devraient être entreprises au niveau des hautes écoles et sur le plan politique et administratif. Le rapport fait état des mesures souhaitables pour faciliter la prise en charge des enfants (places en crèche, structures d’accueil pour enfants en âge de scolarité) et créer un environnement favorable aux étudiants avec enfants (tables à langer, espaces d’allaitement, coins familiaux dans les restaurants universitaires).
Devant la perspective de l’augmentation générale du nombre d’étudiants, le rapport recommande d’appuyer les initiatives prises pour rendre les hautes écoles plus accueillantes pour les étudiants avec enfants, et de s’inspirer à cet égard d’exemples étrangers.
La Confédération ne peut pas dicter les mesures à prendre par les hautes écoles. C’est à ces dernières qu’il appartient de porter leur attention sur la compatibilité entre études et vie familiale et de faire en sorte que les étudiants avec enfant puissent mener à bien leurs études dans de bonnes conditions. Des mesures fédérales distinctes seront étudiées dans le contexte du prochain message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation.