ESB. Le programme de surveillance est reconduit
Berne, 10.02.2000 - Le programme de surveillance de l'ESB appliqué en Suisse suscite un vif intérêt à l'étranger où il est cité en exemple. La Suisse est en effet le premier et le seul pays qui effectue, au-delà de l'examen des animaux ayant présenté des symptômes cliniques, un dépistage sur les groupes à risque de son cheptel bovin. Le programme de surveillance appelé "UP99" - commencé en janvier 1999 et conçu d'abord comme un projet pilote limité dans le temps - a permis d'améliorer sensiblement la qualité de la surveillance de l'ESB et il a été décidé de le reconduire. Le dépistage actif de vaches infectées dans certaines catégories définies de la population bovine enrichit considérablement les données de sorte que l'analyse épidémiologie de l'ESB peut être affinée. Selon les estimations des experts de l'Office vétérinaire fédéral, l'ESB devrait être éliminée avant la fin de la décennie.
Les données recueillies au cours des années passées par les épidémiologistes chargés de la surveillance de l'ESB ont permis d'établir des modèles mathématiques de l'évolution de la maladie jusqu'à présent et de faire des pronostics sur son évolution future - dans les limites de la certitude conférée par des données statistiques. Selon ces estimations chiffrées, il faut s'attendre en 2000 à un nombre aussi élevé de cas d'ESB qu'en 1999. Mais la tendance à la baisse, brièvement démentie l'année passée, devrait ensuite se confirmer et l'ESB devrait disparaître avant la fin de la décennie. La population bovine suisse, qui compte environ 1,7 million de têtes, devrait receler selon les modèles mathématiques quelque 150 vaches vivantes infectées dont l'infection n'a pas encore pu être détectée. Quelque 110 d'entre elles devraient être reconnues dans les années qui viennent comme des cas d'ESB. Elles seront exclues de la consommation humaine. Une application généralisée du test de dépistage de l'ESB permettrait probablement d'exclure en outre de la consommation humaine ceux des 40 animaux restants qui au moment de l'abattage se situent à un stade avancé de la maladie, peu avant l'apparition des symptômes cliniques. Mais l'investissement qu'il faudrait consentir à cette fin serait d'environ 100 millions de francs. Compte tenu des mesures prises pour protéger la santé des consommateurs dès 1990, les autorités en charge du dossier estiment qu'une telle mesure ne s'impose pas. Office vétérinaire fédéral Service de presse et d'information
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