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Dans son postulat, le conseiller national Hans Widmer avait notamment demandé un catalogue de mesures visant à faire prendre conscience aux militaires de leurs devoirs en matière de respect des droits de l’homme et des droits fondamentaux garantis par la Constitution, et conçu de manière à faire comprendre que les comportements extrémistes de tout genre et la propagande incitant à la haine n’ont pas leur place à l’armée. Widmer requérait également un projet visant à créer un poste de médiateur indépendant qui, à la manière d’un commissaire aux forces armées, serait chargé de la surveillance de l’application de ces mesures.
Dans son rapport détaillé « Éthique militaire dans l’Armée suisse », le Conseil fédéral parvient à la conclusion que les principes requis sont contenus dans les lois et directives existantes et qu’ils sont enseignés aux militaires. Cela pourrait toutefois se faire de façon plus systématique et globale et les plans d’instruction devront être adaptés en conséquence à l’occasion des révisions à venir. Le concept demandé dans le postulat est réalisé dans le rapport. Par ailleurs, certaines mesures requises ont été lancées en parallèle par l’armée depuis le dépôt du postulat.
De manière générale, on ne déplore aucun problème grave en ce qui concerne les principes éthiques et juridiques de l’armée, qui nécessite une intervention immédiate. Cela étant, les principes en vigueur doivent être strictement appliqués et enseignés.
Il faut toutefois surveiller attentivement et, le cas échéant, étudier les effets qu’ont la violence, le chômage des jeunes et l’extrémisme sur l’armée en tant que miroir de la société.
De l’avis du Conseil fédéral, il n’existe pas de besoin avéré d’un service de médiation indépendant, car les militaires et les collaborateurs civils du DDPS disposent déjà de services d’assistance assurant des fonctions similaires, comme l’Aumônerie de l’armée, le Service psycho-pédagogique ou encore le Service de médiation du Personnel du DDPS.