www.news.admin.ch

La présente édition est conçue pour les navigateurs sans soutien CSS suffisant et s'adresse en priorité aux malvoyants. Tous les contenus peuvent également être visualisés à l'aide de navigateurs plus anciens. Pour une meilleure visualisation graphique, il est toutefois recommandé d'utiliser un navigateur plus moderne comme Mozilla 1,4 ou Internet Explorer 6.

Début sélection langue



Début navigation principale

Fin navigation principale


Début secteur de contenu

Début navigateur

Fin navigateur



Remise du Prix Marcel Benoist - « Un investissement dans le savoir paie toujours les meilleurs intérêts »

Lugano, 28.11.2011 - Allocution du Conseiller fédéral Didier Burkhalter - Seules les paroles prononcées font foi.

Monsieur le Président de l’USI,
Monsieur le Conseiller d’Etat
Monsieur le Président de l’EPF de Zurich,
Cher Lauréat, Professeur Michele Parrinello
Mesdames, Messieurs,

A la première seconde, la recherche se focalise sur un point très particulier. Mais au fil des expériences et des études, au fur et à mesure que s’accumulent les questions et que s’ouvrent de nouvelles pistes, elle s’élargit, et d’excursus en excursions, elle investit des domaines insoupçonnés, elle s’empare de nouvelles terres inconnues dont parfois on ne soupçonnait pas même l’existence. La recherche scientifique est ainsi à l’image de toutes les grandes découvertes et il y a souvent quelque chose de Colomb qui découvre l’Amérique alors qu’il pensait se rendre en Inde dans chacun des grands chercheurs et des grands découvreurs de notre temps.

Pour parvenir à son but, et même si celui-ci évolue peut-être au fil du voyage, l’aventurier scientifique a pour plus fidèles alliées sa ténacité, sa passion et sa persévérance. Il est peut-être un peu audacieux, cher  Professeur Michele Parrinello, de vous comparer à Colomb, car certainement que vous savez mieux que lui où vous vouliez aller. Il n’empêche que votre quête, votre voyage au cœur de la vie –au sein même de l’existence– cette quête au goût de l’aventure humaine.

Le Prix Marcel Benoist 2011 honore vos années de ténacité, de passion, d’entêtement au service d’une compréhension et d’une représentation informatisée de la dynamique des atomes, des molécules et des électrons. Comme le navigateur de la Santa Maria, vous avez offert à l’humanité la possibilité d’explorer des nouveaux continents scientifiques, une terra incognita qui s’ouvre devant les scientifiques comme les plaines du Nouveau Monde s’ouvraient aux hommes du XVe siècle.

Mesdames, Messieurs,
Le philosophe des sciences autrichien Karl Popper a décrit ce lent et patient travail que représente la recherche scientifique. Et il a utilisé une analogie de la vie de couple, en disant que « le seul moyen d’accéder à la science, c’est de rencontrer un problème. D’être frappé par sa beauté. D’en tomber amoureux. De lui faire des enfants-problèmes. De fonder une famille de problèmes. ».

Générer des problèmes n’est certes pas le rêve premier de toute jeune famille. En tous les cas, ce n’est pas mon souvenir, ni celui de mon épouse , j’espère, qui – heureusement – m’accompagne toujours. Ce n’est pas aux problèmes que pensent les jeunes mariés. Pourtant, la comparaison est bonne : la vie de famille est une addition, sinon de problèmes, du moins d’énigmes et de situations complexes, de tensions et d’épreuves, d’obstacles qu’il faut vaincre ensemble.

La vie de famille est une solution aux problèmes de la vie. Elle transforme la vie en un itinéraire de responsabilités. Chaque énigme, chaque épreuve devient aussi une chance, une ouverture, un formidable potentiel. Comme si les problèmes portaient en eux les solutions.
Cette « famille de problèmes » ou d’énigmes qu’épouse le scientifique, c’est sa confrontation  volontaire et incessante à des questions nouvelles. En prenant pied sur une terre inconnue, quelle que soit la direction dans laquelle porte le regarde, on se trouve face à des mystères, à des chemins à découvrir et à façonner. Alors, en effet, il faut être passionné, tenace et persévérant ! Le prix Marcel Benoist récompense cette ténacité face aux problèmes, cette capacité d’apporter des réponses passionnées, de dessiner avec persévérance les cartes des continents nouveaux, d’y tracer les premiers chemins.

Et force est de constater que cette vie de famille avec les problèmes scientifiques est tentante, puisque ce ne sont pas moins de 107 lauréats qui se sont vus attribués jusqu’à aujourd’hui un Prix Marcel-Benoist. A chaque fois pour une recherche qui – comme le stipule le règlement de la Fondation instituée par le Conseil fédéral en 1920 - « intéresse la vie humaine sous tous ses aspects, qui est innovante, qui est originale, qui a de l’impact et qui soit utile ». 

Mesdames, Messieurs,
La recherche scientifique et la science, tout comme la famille, ont besoin, pour pouvoir se construire et se développer, d’un terreau fertile, un terreau de valeurs. Ces valeurs nous paraissent parfois évidentes, presque immuables, mais en ces temps d’incertitude, plus que jamais, il est important de se les rappeler, d’en prendre conscience et de, chaque jour, les valoriser dans notre comportement et notre action.
Notre pays s’est construit, consolidé et épanoui sur des valeurs, des valeurs à la fois simples et fortes, essentielles, qui forment le socle de notre « vivre ensemble » et qui nourrissent le pacte national sans cesse renouvelé de notre Willensnation, notre « nation de volonté », un pays qui n’est pas rassemblé autour d’une langue ou d’une culture mais autour d’une volonté et d’une vision de monde.  Nous sommes d’autant plus proches, plus soudés et plus forts ensemble que nous partageons des valeurs fortes. Ces valeurs sont aussi le terreau dans lequel la recherche scientifique, la formation et l’innovation peuvent librement se développer, croître et fleurir dans notre pays : un terreau nourricier qui permet de faire éclore de magnifiques fleurs, comme celles que nous offre le Professeur Parrinello. Ces valeurs quelles sont-elles ? J’en citerai trois, qui constituent le cœur d’un ensemble aux interactions riches, un système complexe qu’il vaudrait également la peine de modéliser informatiquement, Professeur, pour en saisir toutes les subtiles interactions: La liberté tout d’abord. La liberté qui marque depuis toujours notre âme Suisse. Liberté du pays face au Monde mais aussi et tout autant Liberté des hommes et des femmes dans le pays. Cette Liberté est essentielle pour permettre à chacun de nous de réaliser sa vie et de donner ce qu’il a de meilleur. Elle est essentielle pour le chercheur et pour nos universités, nos écoles polytechniques fédérales, nos institutions de recherche. La liberté permet la créativité, la différenciation, l’initiative et elle est à la source des découvertes nées du travail et du génie des individus. C’est grâce à elle, notamment à la grande indépendance de ses chercheurs et de ses universités, qui, chacun dans leur rôle, sont mieux à même que l’Etat central de décider comment il convient de se positionner, de développer une stratégie, d’ouvrir un champ de recherche. C’est grâce à elle, la liberté, que la Suisse parvient à se placer en leader parmi les pays à la pointe de la recherche et de l’innovation mondiales – comme le prouvent par exemple le fait qu’elle se situe en première place du nombre de citations scientifiques et en première place du tableau de bord européen de l’innovation. La Liberté est la condition essentielle pour quelle la Suisse conserve ces atouts, qu’elle garde à l’avenir ce que j’aime à appeler sa qualité d’avance.
 
Car on le sait la Suisse ne possède que cette seule matière première, la matière grise. Oh bien sûr ici où là en creusant on peut trouver quelques petits gisements d’or, comme tout près d’ici, à Astano (exploité entre 1937 et 1961). Mais je crois que nous serons d’accord pour dire que cela ne suffira pas à couvrir les besoins de notre économie nationale. L’or suisse est en réalité beaucoup plus dans nos cerveaux que dans nos montagnes, nos diamants ce sont nos universités et nos EPF !

L’éducation et la recherche restent la clé de notre avenir. Elles seules offrent des bases saines pour des perspectives d’avenir à notre pays dans les générations futures. C’est pourquoi l’engagement de la Confédération en faveur de notre système de hautes écoles est garanti et c’est pourquoi nous le consolidons pas à pas :

- D’une part financièrement puisque le Conseil fédéral a décidé de faire de ce domaine une priorité et qu’en conséquences ses budgets connaissent des taux de croissance supérieurs aux autres domaines d’action de la Confédération. Le Parlement vient d’adopter les crédits pour la période FRI 2012, le Conseil fédéral prépare le Message pour la période 2013-16, sur la base de ces travaux nous pouvons prévoir qu’entre 2008 et 2016 nous aurons atteint un taux de croissance moyen de près de 5% par an et donc de 40% en 8 ans.
- D’autre part, la Confédération continue de consolider un contexte législatif propice à ce que la recherche puisse se développer avec la plus grande liberté et dans un cadre éthique clair. La loi sur la recherche sur l’être humain, pour citer cet exemple tout récent dans lequel le Parlement a su concilier habilement ces différents paramètres, cette loi pose clairement un cadre éthique exigeant et respectueux de la dignité humaine tout en permettant à la recherche d’avancer sans entraves inutiles ou excessives. Ce cadre juridique à la fois ouvert et rigoureux est une condition essentielle au développement de la recherche, au moins autant que l’engagement financier des autorités.
Le Conseil fédéral continuera de s’engager pour que la Liberté soit le principe qui guide la Suisse en matière de recherche

C’est aux chercheurs et aux institutions académiques qu’il convient de décider de leur orientation stratégique, de leurs projets de recherche. Les  autorités politiques fixent un cadre, elles peuvent commander ou privilégier certains domaines d’études – c’est par exemple à cela que servent les programmes de recherche du fonds national – mais cela doit rester un élément parmi d’autres, pour le reste la recherche doit être soutenue par l’Etat en laissant la plus grande liberté et sur la base de l’excellence scientifique des projets.

Cette attitude de principe est essentielle, elle explique la qualité de la recherche helvétique qui est tout simplement au firmament mondial. Même dans des domaines qui sont très actuels, comme par exemple la question de la recherche énergétique, les autorités politiques ne doivent pas dévier de ce principe ; ce serait erroné si elles commençaient à dicter aux chercheurs là où ils doivent - ou ne doivent pas - chercher ou, pire encore, à leur dire ce qu’ils devraient trouver ! C’est aux aventuriers eux-mêmes de dresser la carte de la terra incognita, il faut éviter que ce soit la lointaine capitale qui affirme, sans pourtant l’avoir vu, où se trouvent les mers, les montagnes et les fleuves!

Mesdames, Messieurs,
En lien avec cette valeur centrale de liberté il y a celle de la responsabilité qui est si intimement liée à la liberté qu’elle en devient pour ainsi dire, osons le terme, consubstantielle. Il n’y a pas de liberté sans responsabilité. Outre la cadre posé par l’Etat le principal garde-fou c’est la responsabilité des chercheurs, leur obligation morale face à la société : nous avons besoin de chercheurs-citoyens qui donc inscrivent leurs recherches dans le respect de la dignité humaine, dans le respect de la vie et de la nature et au-delà en portant des recherches qui sont utiles au monde et à l’Homme (avec un grand H, au sens de Mensch). Le Prix Marcel Benoist a fait sienne cette vision en récompensant des travaux je cite « qui intéressent la vie humaine sous tous ses aspects ».

Enfin, et c’est la troisième valeur que j’aimerais citer aujourd’hui, une valeur qui prend tout son sens ici à l’USI, l’ouverture. L’ouverture aux autres, aux idées, aux critiques, bien sûr, cette ouverture qui est à la base de tout questionnement scientifique. L’ouverture au Monde également – aujourd’hui dans le monde de la science, l’excellence ne se décline plus autrement qu’au pluriel, c'est-à-dire qu’elle passe par des coopérations, qui sont presque toujours internationales. La science suisse ne peut être aussi forte que parce qu’elle est ouverte. L’ouverture et la coopération sont des chances et des gages de succès pour la Suisse, d’abord au plan européen bien sûr – et notre pays est pleinement intégré dans le paysage européen à la fois de la formation et de la recherche – mais aussi au plan global et en particulier avec quelques pays très avancés comme les Etats-Unis, le Japon ou la Corée du Sud et avec des puissances qui sont de moins en moins émergeantes et de plus en plus émergées comme le Brésil, la Chine, l’Inde.

L’USI est emblématique, elle qui accueille de plus en plus d’étudiants européens attirés par l’excellent niveau d’enseignement et aussi par le fait qu’en Suisse la recherche est pleinement intégrée dans les institutions universitaires. L’USI vit pleinement cette ouverture qui fait partie de sa stratégie, elle comptabilise après 15 ans d’existence 70 accords bilatéraux d’échange. 

Mesdames, Messieurs,
La science ne connaît guère de frontières, le Curriculum vitae du Lauréat du jour le démontre pleinement. En le parcourant on est emmené en voyage à travers l’Europe, les Etats-Unis, le Proche-Orient et l’Asie ! Toutes ces destinations de recherche et d’enseignement signifient une transmission large du savoir mais aussi une recherche qui a pu s’enrichir de cultures et de mondes académiques différents. Les étudiants suisses ont le privilège depuis quelques années de bénéficier de cette expérience large et variée à travers l’enseignement du Professeur Parrinello. 

Le Conseil fédéral est toutefois conscient que l’internationalisation peut amener aussi ici et là son lot de défis et de goulets d’étranglement. Une augmentation trop abrupte ou trop forte dans certaines filières du nombre d’étudiants étrangers, comme on le voit pour certaines branches de Master dans quelques Universités ou à l’EPF de Zurich, peut poser problème et il faut donc pouvoir agir. Le Conseil fédéral proposera à ce titre une révision de la Loi sur les Ecoles polytechniques fédérales en lien avec le Message FRI 2013-2016 qui sera envoyé au printemps au Parlement. La nouvelle disposition permettra au Conseil des EPF de limiter l’accès d’étudiants étrangers en cas de problèmes réels de capacité d’enseignement.

Mais là encore, la liberté doit exister : il n’y a pas de raison d’imposer à toutes les hautes écoles la même stratégie en la matière. L’Université de Saint-Gall, par exemple, limite légalement à 25% le nombre d’étudiants étrangers alors que l’USI les recherche, dans des stratégies complémentaires.

Mesdames, Messieurs,
Le maintien de toutes ces valeurs et donc d’un climat favorable à la recherche est l’affaire de tous. La société doit sans cesse faire vivre et fleurir ces valeurs, car c’est à ce prix que l’excellence académique de la Suisse pourra être maintenue et que notre paysage scientifique pourra continuer de rayonner bien au-delà de nos frontières. C’est aussi ainsi que la science pourra continuer d’alimenter, à la base, le processus d’innovation qui doit sans cesse se dépasser pour assurer le bien être de la population suisse. Le Conseil fédéral entend résolument maintenir ces principes et les inscrire au fronton de notre système de formation et de recherche.

La Confédération s’engage également pour promouvoir le rayonnement de notre pays comme lieu favorable à la recherche, c’est pourquoi il a approuvé il y a quelques jours un Message à l’attention du parlement portant sur une révision totale de la Loi sur la Recherche et l’Innovation (LERI).
 
Au-delà d’importantes améliorations formelles et d’une meilleure répartition des compétences dans les contacts internationaux en matière de recherche, ce projet fixe le cadre pour un futur « Parc national d’innovation » qui viendrait enrichir les infrastructures de recherche existantes. Il ne s’agit pas d’un nouveau « part technologique » comme il en existe plusieurs, il s’agirait d’un site de rayonnement international, comme on en trouve p.ex. dans la région de Boston ou de Shanghai, qui viserait à attirer les laboratoires de recherche d’institutions et d’entreprises d’envergure mondiale – un cluster de développement basée sur un partenariat créateur de valeur entre secteurs public et privé au fond une généralisation du modèle de PPP comme développé par exemple par l’EPF de Zurich avec l’installation récente, à Rüschlikon, d’un laboratoire de recherche nano-tech d’IBM à la pointe mondiale. 

Par ailleurs le Conseil fédéral est convaincu – et les faits démontrent la pertinence de cette vision – que la promotion de l’excellence passe, au-delà des subventions de base aux Universités - par le développement du système de fonds compétitifs, en particulier via le Fonds national suisse de la recherche scientifique et la CTI. Cette manière d’encourager la recherche et l’innovation est un modèle qui permet de favoriser l’excellence via la compétitivité.

Si la compétitivité est tout simplement nécessaire pour rester au plus haut niveau mondial, nous devons toutefois veiller à garder la recherche fondamentale indépendante des pressions économiques et des contingences trop immédiates. Le Conseil fédéral est convaincu que la Suisse saura concilier compétitivité et indépendance dans la mesure où la science réussira à faire progresser la connaissance – sa mission première – tout en étant utile à la société ; tout en prenant ses responsabilités face aux plus grand défis de la planète. Notre pays est conscient de ses équilibres. Ainsi, il s’appuie sur deux piliers complémentaires : les subventions de base aux Universités, d’un côté, qui permettent d’assurer la présence d’institutions d’enseignement et de recherche sur tout le territoire. Et de l’autre, le financement compétitif qui vise à assurer l’excellence en soutenant les meilleurs projets. C’est dans ce cadre que des partenariats reposant sur des principes clairs peuvent s’inscrire et permettre à la Suisse et au monde de progresser.

Mesdames et Messieurs,
Le lieu de cette remise du Prix Benoist est symbolique pour le développement de la recherche et de la formation en Suisse. La jeune USI fête ses 15 années d’existence et voilà qu’elle accueille déjà le prestigieux prix scientifique de la Confédération (que d’aucuns comparent au « Nobel Suisse »).

Cette consécration semble être la conséquence logique d’une offre de haut niveau attirant des professeurs réputés et de l’intégration de divisions de recherche au sein des unités d’enseignement.

L’USI est à l’image du paysage universitaire suisse elle allie recherche et enseignement, elle démontre que de nouveaux venus, de jeunes « challengers » peuvent utilement aiguillonner des académies plus anciennes, pour tirer l’ensemble du système vers le haut.

La Suisse italienne, avec le soutien de la Confédération, a pris à bras le corps le défi de créer une université pour la partie italienne de la Suisse. Elle a donné raison à Benjamin Franklin, un des pères fondateurs des Etats-Unis, une grande nation de la science: « Un investissement dans le savoir paie toujours les meilleurs intérêts. ».  Au vu de l’état des marchés financiers, cette réflexion mérite qu’on s’y arrête.
La Suisse italienne a entrepris il y a 15 ans un investissement dans le savoir dont les retombées sont multiples. Cet investissement bénéficie à la société et à la communauté scientifique largement au-delà du canton Tessin, de la Suisse italienne et de la Suisse tout court. Les travaux de Michele Parrinello en sont la meilleure preuve.  L’USI c’est la jeunesse. L’EPFZ où Michele Parrinello enseigne également c’est la tradition. Tradition et jeunesse c’est un « ticket gagnant » pour la Suisse. Le partenariat entre la Fondation Marcel Benoist et la Fondation « La Science appelle les jeunes » me réjouit tout particulièrement à ce titre. Favoriser des rencontrer entre les générations de scientifiques et promouvoir les vocations, faire se rencontrer les lauréats du Benoist d’aujourd’hui et ceux de demain.

Mesdames et Messieurs,
Cultivons nos valeurs de liberté, de responsabilité et d’ouverture, continuons d’allier jeunesse et tradition, favorisons l’excellence et nous serons sur la bonne voie, la voie suisse du succès, incarnée aujourd’hui par Michele Parrinello, par ses équipes et ses étudiants et par ses deux institutions hôtes, l’ETH Zürich et l’Università della Svizzera Italiana ! C’est la conviction du Conseil fédéral dont j’ai le plaisir de vous apporter les chaleureuses salutations et les sincères félicitations ! Je vous remercie de votre attention et je vous souhaite une très bonne journée.

Mesdames et Messieurs,
J’invite maintenant le Professeur Michele Parrinello à me rejoindre sur scène pour que je puisse lui remettre, au nom du Conseil de Fondation, le Prix Marcel Benoist 2011. Au nom du Conseil de Fondation, je tiens à remercier la Fondation Philantropia basée à Genève qui pour la deuxième année consécutive contribue de façon substantielle au Prix Marcel Benoist.

Le Professeur Michele Parrinello de l’Università della Svizzera Italiana de Lugano (USI) et de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), a développé des modélisations informatiques dans le domaine de la dynamique moléculaire. Sa production scientifique dans le domaine des sciences moléculaires est remarquable et a ouvert de nombreuses pistes, notamment dans le cadre de l’étude des procédés et propriétés des matériaux, des liquides, des réactions chimiques et de la biochimie. Au vu du côté très innovant de ses travaux et de leur utilité pour l’humanité, le Conseil de Fondation Marcel Benoist a le plaisir de remettre, avec nos plus vives félicitations, le Prix Marcel Benoist 2011 au Professeur Michele Parrinello.

Félicitations !

Auteur:

Secrétariat général DFI
Internet: http://www.edi.admin.ch
Recherche plein texte



Les autorités fédérales de la Confédération suisse
info@bk.admin.ch | Informations juridiques
http://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr