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Début secteur de contenu
Le 2 décembre 2004, la Conseillère nationale Vreni Müller-Hemmi déposait un postulat sur la promotion du livre et de l’édition. Le texte demandait au Conseil fédéral de fournir un rapport sur la situation de l’industrie du livre et de l’édition. Le Département fédéral de l’intérieur (DFI), en charge du dosser, a présenté le rapport au Conseil fédéral, qui l’a approuvé aujourd’hui.
La situation du marché du livre en Suisse est jugée saine. Le chiffre d’affaires relatif au livre des maisons d’édition et des librairies a été stable entre 1996 et 2004. Un certain nombre de maisons d’édition et de librairies ont certes dû fermer, mais ceci principalement dans les zones où leur concentration était la plus forte. Il s’agit d’un ajustement structurel tout à fait comparable aux autres secteurs économiques. L’évolution du marché du livre est le reflet du ralentissement conjoncturel de l’économie entre 2000 et 2001, qui se reporte sur les données spécifiques à la branche. Sur ce point, l’évolution de ce secteur suit celle de l’ensemble du marché. Le secteur est donc stable. Le niveau de la production totale de titres en Suisse est par ailleurs semblable à celui des pays européens de taille comparable (Autriche, Suède, Finlande). Environ 300 nouvelles œuvres littéraires d’auteurs résidant en Suisse sont éditées par année.
Le rapport du DFI se fonde sur une étude de l’évolution de l’industrie du livre en Suisse, réalisée sur mandat par l’IPMZ (Institut für Publizistikwissenschaft und Medienforschung) de l’Université de Zurich. L’étude fait le point sur l’encouragement de la littérature en Suisse et rassemble pour la première fois des données sur les mécanismes d’encouragement fédéraux (OFC, Pro Helvetia, Fonds national) et cantonaux. Elle décrit également différents soutiens à la littérature existant à l’étranger, en présentant les modèles de promotion autrichien, français, néerlandais et suédois.
L’étude de l’IPMZ propose de stimuler la lecture de livres et d’augmenter l’attrait du livre suisse afin d’accélérer le cycle de l’industrie du livre. Pour ce faire, elle préconise la mise en place de mesures de commercialisation des livres à caractère culturel. Les maisons d’édition, les librairies ainsi que des maisons de littérature ou des manifestations littéraires pourraient bénéficier de ces mesures d’aide au marketing. Le rapport du DFI juge ces mesures intéressantes, il soumet toutefois leur mise en œuvre à deux conditions : d’une part ces mesures ne doivent pas influencer la concurrence sur le marché du livre, d’autre part elles ne peuvent pas avoir de répercutions négatives sur les finances fédérales. L’état actuel des finances fédérales ne permet de développer de nouvelles mesures que si elles n’augmentent pas les dépenses de la Confédération.