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Assemblée des délégués du PLR.Les Libéraux-Radicaux (Suisse) - « Gouverner c’est rendre possible ce qui est nécessaire »

Lugano, 26.06.2010 - Discorso del Consigliere federale Didier Burkhalter - Fa stato la versione orale.

Gentili Signore e Signori,
Cari amici liberali-radicali,

sono contento di essere qui a Lugano con voi oggi. Questa è un po’ la «settimana ticinese» perché, come sapete, mercoledì il Consiglio federale si è riunito a Bellinzona e ha potuto incontrare le autorità e la popolazione ticinesi.

Il nostro Paese trae forza dalle differenze, dalle complementarità, dalle diverse culture. È pertanto importante valorizzarle, rispettare le loro specificità e coltivarle. Il Consiglio federale e il Parlamento hanno recentemente dato un segnale forte in questo senso approvando la nuova legge sulle lingue e la relativa ordinanza di applicazione, che chiedono alla Confederazione di tenere meglio conto delle lingue nazionali e in particolare dell’italiano. Questo è importante per la Svizzera italiana: per il Ticino e, non dimentichiamocene, per i Grigioni. Ma è soprattutto importante per la Svizzera intera, che rispettando le sue minoranze rispetta se stessa e ne esce rafforzata.
Ho già avuto occasione di venire in Ticino qualche settimana fa per il Dies Academicus dell’Università della Svizzera italiana, sono venuto due volte questa settimana e ritornerò quest’estate per il Festival internazionale del film di Locarno. Tutte queste opportunità d’incontro mi riempiono di gioia perché sono momenti costruttivi e di arricchimento.

***

Gentili Signore e Signori,
Cari amici liberali-radicali,

sono fiero del nostro partito e anche del nostro Paese.
L’ultima sessione è l’ennesima prova che sanno prendere decisioni difficili e costruire maggioranze anche su temi controversi.
In particolare il PLR e il Gruppo liberale-radicale hanno dimostrato ancora una volta che sanno assumersi le proprie responsabilità e che non fanno politica pensando in primo luogo ai propri interessi di parte e alle prossime elezioni – ci sono sempre delle «prossime elezioni»! Hanno fatto quello per cui sono stati eletti: servire l’interesse generale del Paese. Così facendo il nostro partito ha dato prova di coraggio, di lucidità e di senso di responsabilità.

Hierfür möchte ich unserem Parteipräsidenten, Fulvio Pelli und unserer Fraktionspräsidentin Gabi Huber gratulieren und beiden für ihre Arbeit danken. Danken möchte ich auch den Mitgliedern der Fraktion und des Parteivorstands, dem Generalsekretariat sowie allen Personen, die in den Kantonal- und Ortsparteien gute Arbeit leisten zum Wohle des Landes.

***

Die Schweiz durchlebt derzeit einige Turbulenzen. Veränderungen künden sich an, die einerseits bedrohend wirken, andererseits aber auch eine Chance sein können. Allerdings steckt nicht nur die Schweiz in diesen Turbulenzen. Im Gegenteil, die ganze Welt wird derzeit wie in einem Schüttelbecher durchgeschüttelt.

Ich erwähne kurz:
- Die Krise der Finanzmärkte,
- ihre Auswirkungen auf die Volkswirtschaften,
- oder auch die Überschuldung vieler Länder, die sich destabilisierend auf ihren sozialen Zusammenhalt, ihr politisches System und ihre Währung auswirkt.
Zahlreiche Gleichgewichte verschieben sich:
- Die internationalen Beziehungen sind daran, neu definiert zu werden, wir wohnen der Entstehung neuer Mächte bei.
- Neue Instanzen etablieren sich und fällen Entscheide, ohne wirklich dazu legitimiert zu sein, wie der G8 oder der G20.
- Die Europäische Union dehnt sich aus, erweitert ihre Politik, verändert ihre Institutionen.
- Ausserdem steht unser ganzer Kontinent vor einer enormen Herausforderung für die nächsten Jahrzehnte: der demografischen Alterung, die sehr weit reichende Auswirkungen auf die Wirtschaft, die Sozialsysteme, die Renten und das Gesundheitswesen haben wird.
Die Welt ist in Bewegung. Diese Bewegungen lösen Erschütterungen aus. Erschütterungen, die auch die Schweiz tangieren.

***

Pourtant, Mesdames et Messieurs, la Suisse a su limiter les dégâts. Le ralentissement de notre économie a été plus modéré qu’ailleurs et la reprise particulièrement rapide. Notre Etat ne s’est pas surendetté, les dommages à la place financière ont été limités.
Ces événements ont montré que notre pays est, bon gré mal gré, lié aux grands courants qui secouent la planète.
Comment en irait-il autrement pour un des pays les plus globalisés de la planète ?
Pourtant la Suisse reste maîtresse de son destin. Elle est tout à la fois interdépendante et pourtant indépendante, libre de ses choix et de ses politiques. Pour maintenir cette indépendance, elle doit savoir s’adapter et manœuvrer intelligemment.

***

La Suisse est comme un petit voilier. Si la mer sur laquelle il avance – l’environnement international, l’économie mondiale – s’agite, le voilier est balloté. Si des vents contraires se lèvent, l’équipage doit rectifier la voilure. Pourtant, malgré les contrariétés le voilier peut maintenir son cap, un cap qu’il s’est lui-même donné.
L’équipage doit savoir s’adapter rapidement aux conditions extérieures, se montrer flexible. S’il manœuvre intelligemment, il peut avancer rapidement vers son cap. On le sait bien au bord ce splendide lac de Lugano, tout comme on le sait au bord du Lac de Neuchâtel – plus splendide encore, si c’est possible ! - si on manœuvre bien, on peut aller très vite, même par vents contraires.
Flexibilität: Das ist – wie Sie alle wissen – das Schlüsselwort für unsere Schweizer Unternehmen, die kämpfen, um konkurrenzfähig und innovativ zu bleiben.
Flexibilität ist auch die Parole unserer Universitäten, unserer ETHs, unserer Fachhochschulen, unserer Forschungszentren, die unermüdlich dafür kämpfen, an der Weltspitze zu bleiben.
Auch der Staat muss die Einsicht und den Mut aufbringen, Flexibilität walten zu lassen: er muss sich reformieren können, um effizient zu bleiben.

***

Meine Damen und Herren
Wer Reformen will, muss an diese glauben. Muss hart arbeiten. Muss dialogbereit sein. Das tun die FDP.Die Liberalen und deshalb wollte ich ihr heute gratulieren.
Es ist hinlänglich bekannt, dass die Schweiz ihren hohen Lebensstandard zu einem guten Teil der Stabilität ihrer Institutionen und der Qualität des Dialogs zwischen den politischen, wirtschaftlichen und Sozialpartnern verdankt.
Die politische Auseinandersetzung ist in den letzten Jahren härter geworden. Das ist an sich nichts Schlechtes, wenn die Kritik heftiger oder die Debatte lebhafter ist.
Folgenschwer wäre es, wenn sich auf Dauer ein Klima des Misstrauens und der Verhärtung breit machen würde.
Unser System kann funktionieren, wenn die eine oder andere grosse politische Strömung von Zeit zu Zeit ihre Meinungsverschiedenheit kundtut.
Das System blockiert sich jedoch, wenn sich die politischen Kräfte weigern, miteinander zu reden, Einigungsversuche zu unternehmen, wenn sie stur auf ihren Positionen beharren. Ziel muss es sein, sich in der Sache zu einigen, ohne die eigenen Prinzipien aufzugeben.
Denn wie es John F. Kennedy in seinem Buch „Profiles in courage“ treffend formuliert hat, geht es bei der Kompromisssuche darum, Kompromisse in Bezug auf Projekte, nicht aber in Bezug auf Prinzipien und Überzeugungen zu machen.

***

Nous en avons eu plusieurs preuves récentes : cela reste possible. Le Parlement a par exemple retrouvé à temps la volonté de trouver une issue, la seule possible, dans la crise d’UBS avec les Etats-Unis. Il s’est trouvé une majorité responsable pour éviter un risque économique inouï qui aurait pu affecter des centaines de milliers d’emplois en Suisse.
Le Parlement a aussi montré des preuves de sa volonté de réformer nos assurances sociales ou notre système de santé.
Le Conseil des Etats a trouvé un accord sur la 11e révision de l’AVS qui mettra à égalité l’âge de la retraite des femmes et des hommes à 65 ans. Il a couplé ce dispositif d’un correctif social : une aide ciblée à la retraite anticipée pour ceux qui en ont réellement besoin, c'est-à-dire les revenus entre 40'000 et 60'000 Frs. Ceci permettra de cibler essentiellement les femmes, 71% sont ici concernées. On cible les catégories de revenus qui en ont besoin et on évite ainsi le phénomène de l’arrosoir.
La Commission du Conseil national s’est ralliée hier à cette solution, preuve véritablement que, quand il y a la volonté de trouver de bonnes solutions ensemble, ce qui semblait hier impossible peut redevenir possible. Or la politique c’est bien l’art du possible.
On sent frémir un souffle positif, on peut espérer que le plénum du Conseil national acceptera aussi d’orienter ses voiles pour le saisir.
Cette solution donnerait du souffle à notre AVS qui, si elle va encore bien, doit absolument éviter de se diriger sur les écueils qu’on voit pointer à l’horizon. A la fin de la décennie, si rien n’est entrepris, le navire AVS irait heurter les falaises abruptes de l’endettement. Il est temps de rectifier la trajectoire pour contourner l’obstacle et éviter la situation de l’assurance-invalidité: un fond vidé et un endettement colossal.
L’AVS, verse près de 40 milliards de rentes par an, dans 10 ans, elle en versera près de 50 milliards. A ce rythme, un déficit creuse vite des dettes gigantesques ! C’est pourquoi la 11e révision prévoit un frein à l’endettement. Un mécanisme de blocage s’activera automatiquement si les voyants passent au rouge, c'est-à-dire si le fonds AVS passe au dessous d’un seuil critique.
Cette 11e révision, dans sa version du Conseil des Etats, et donc aujourd’hui aussi de la Commission du National, est, nous le croyons, juste et équilibrée. Elle est aussi susceptible d’obtenir une majorité populaire en cas de référendum.
Au total, cela permettrait à l’AVS d’économiser 500 millions par an sur 10 ans, ce qui laissera le temps nécessaire pour préparer la 12e révision.
Le Parlement a également voulu se mettre d’accord sur l’assurance-invalidité. La première partie de la 6e révision, la partie 6a, a été approuvée par le Conseil des Etats. Elle permettra de mieux réintégrer et de remettre l’assurance sur de bons rails financiers. Cette révision devra être complétée par la révision 6b, que le Conseil fédéral a envoyé cette semaine en consultation. Ces révisions ne sont pas agréables, mais elles sont indispensables et socialement justes, parce qu’elles misent sur la réintégration et se donnent des moyens pour y parvenir.
Le Conseil national a par ailleurs renouvelé le crédit d’incitation pour les structures d’accueil pour les enfants, afin d’augmenter le nombre de crèches et de structures d’accueil de jour.
Auch im Gesundheitsbereich wurden in der Juni-Session Fortschritte erzielt. Die beteiligten Partner – Bund, Kantone, Ärzteschaft, Versicherer – haben zu einem ein Klima des Dialogs zurückgefunden. Dies erlaubte es, ausgewogene Lösungen in Sachen Managed Care und Risikoausgleich zu finden. Das Ziel ist es, dass sich bis 2015 die Mehrheit – konkret 60 Prozent – der Versicherten einem integrierten Versorgungsnetz anschliessen. Dank Steuerung der Patientenprozesse über die gesamte Behandlungskette und Vermeidung von unnötigen, aber teueren Doppelspurigkeiten, lässt sich die Qualität und die Effizienz der Versorgung steigern. Die Zielsetzungen lauten: bessere Qualität, bessere Versorgung und bessere Kostenkontrolle. Der Risikoausgleich wiederum wird es gestatten, spezialisierte Versorgungsangebote für eine bessere Betreuung von Chronischkranken zu schaffen.
Geeinigt hat sich das Parlament schliesslich auch bei einer anderen wichtigen Sozialversicherung – die uns heute ganz besonders interessiert – bei der Revision der Arbeitslosenversicherung.
Diese Reform dient dazu, das strukturelle Defizit dieser Versicherung und die dadurch aufgelaufenen Schulden von derzeit nahezu 7 Milliarden Franken zu beheben!
Auf der Einnahmenseite werden die Lohnbeiträge bis zu einem Jahreslohn von 126 000 Franken von heute 2% neu auf 2,2% erhöht. Darüber hinaus wird ein Solidaritätsprozent erhoben. Mit dieser moderaten Erhöhung der Lohnbeiträge sollen Mehreinnahmen in der Höhe von 646 Millionen generiert werden.

Auf der Ausgabenseite sollen mit verschiedenen Massnahmen Einsparungen von 622 Millionen erzielt werden. Ich gehe nicht näher darauf ein, da sie Ihnen später vorgestellt werden.
Der Entwurf, zu dem Sie heute Stellung nehmen, stellt somit eine ausgewogene Lösung dar. Alle beteiligen sich an den Anstrengungen, Arbeitnehmende und Arbeitgeber über die Beiträge, die Versicherten über die Leistungsanpassungen.

***

Mesdames et Messieurs,
La Suisse n’a pas définitivement égaré sa « baguette magique », celle qui permet à des forces politiques concurrentes de trouver des solutions ensemble.
Dans les dossiers que j’ai évoqués, le Parlement a trouvé des majorités. Il a eu cette volonté, ce sens de l’intérêt général, ce courage. Souvent le PLR a joué un rôle leader pour construire, patiemment, ces majorités. Voilà pourquoi je suis fier de mon pays et de mon parti.
Il est de nombreux autres domaines dans lesquels il faudra aussi que le PLR continue à bien travailler, avec le Parlement, pour trouver des majorités. Sur le terrain de l’environnement et de l’énergie, dont vous débattrez aujourd’hui, sur le terrain la politique de sécurité, des transports, des infrastructures ou sur la question fiscale et la politique de croissance, notre pays devra aussi savoir s’adapter pour avancer.

***

Kommen wir zurück zum Thema Arbeitslosenversicherung. Das Paket des Parlaments ist geschnürt. Weil das Referendum gegen die Vorlage ergriffen wurde, ist es nun am Stimmvolk, sich dazu zu äussern und an den politischen Partnern, ihre Verantwortung wahrzunehmen, indem sie dieses unterstützen.
Das ist unerlässlich, damit die Schweiz ihr Sozialsystem anpassen und die Herausforderungen der Zeit bewältigen kann, damit der Segler nicht an den Klippen der Verschuldung zerschellt, eine Erfahrung, die mehrere europäische Länder soeben konkret und schmerzhaft gemacht haben.
Die Schweiz ist nicht in dieser Lage: Sie verwaltet ihre öffentlichen Finanzen gut. Sie muss unbedingt vermeiden, dass sich die Lage im Bereich der Sozialversicherungen verschlechtert. Es ist Zeit zu handeln.

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Mesdames et Messieurs,
Il est de la responsabilité des acteurs politiques, économiques et sociaux de porter des réformes comme celle de l’assurance-chômage, même lorsqu’elles sont désagréables, car elles sont nécessaires.
Cela demande du courage, du travail, de la volonté.
Je vous remercie, parce que je sais que les Libéraux-Radicaux en sont capables. Le PLR sait créer des majorités et assumer ses responsabilités.
Le PLR sait tenir le gouvernail : il sait gouverner.
- Gouverner c’est assumer ses responsabilités.
- Gouverner c’est créer des majorités.
- Gouverner c’est rendre possible ce qui est nécessaire.
Je vous remercie de votre attention.

Pubblicato da

Segreteria generale DFI
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