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Monsieur le Conseiller d’Etat,
Madame la Rectrice,
Messieurs les Présidents,
Mesdames, Messieurs,
Voici donc le 6e orateur au micro de ce… Micro 10 !
M. Aebischer, M. El-Khoury, nous étions il y a quelques jours ensemble avec une délégation suisse à Sao Paolo (une ville de plus de 20 millions d’habitants). Vous en conviendrez avec moi : Neuchâtel est une petite ville !
Et pourtant, Mesdames et Messieurs, grâce à son rôle dans les micro- et nanotechnologies, Neuchâtel est en quelque sorte « la capitale du monde » : oui, la capitale du monde du très petit.
Ce savoir, ce savoir-faire, ce génie, détenus dans cette région permettent à cette ville, à ce canton, à cette région de briller dans le monde entier, d’y être connus et reconnus, d’y être une référence.
Je connais bien cette ville, ce canton, cette région, je les connais de l’intérieur. Depuis quelque temps je peux les observer un peu plus de l’extérieur. Le constat est clair : Neuchâtel, l’Arc jurassien sont des global players, des acteurs globaux dans leurs spécialisations. Soyons-en conscients ! Saisissons-en les opportunités !
Les acteurs réunis aujourd’hui pour ces Micro 10 l’ont bien compris.
Le canton de Neuchâtel prend son destin solidement en main en investissant pas moins de 70 millions de francs dans le projet Microcity qui accueillera l’antenne neuchâteloise de l’EPFL.
L’EPFL justement, ce joyau suisse de la science qui brille au niveau global – Lausanne brille au plan international à biens des égards : scientifiques et footballistiques ! - l’EPFL a démontré qu’elle a pleinement conscience du potentiel exceptionnel de cette région, puisqu’elle y déploie ses antennes.
Et les autres acteurs de ces journées évidemment, aux premiers rangs desquels l’Université de Neuchâtel et le CSEM, qui depuis des décennies développent et font fructifier ce potentiel.
Vous l’avez compris, Mesdames et Messieurs, je suis particulièrement heureux d’être aujourd’hui à Neuchâtel pour parler avec vous des grands projets de l’infiniment petit.
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L’aventure de la science et de la recherche est une grande histoire puisque c’est celle d’une chaîne humaine. A l’origine, les chercheurs travaillaient seuls dans leurs laboratoires, sortes de « tours d’ivoire ». Mais avec le temps ils ont pris conscience de l’importance du travail d’équipe et ont constitué des réseaux. Aujourd’hui les grands projets de recherche peuvent impliquer des centaines de chercheurs dispersés de par le monde.
C’est pour cela qu’on a inventé le World Wide Web au CERN à Genève: pour que toutes ces équipes de chercheurs puissent partager leurs résultats et leurs données rapidement et avec fiabilité. D’un outil de recherche, on a ensuite fait un média qui ressemble à une révolution mondiale.
Isaac Newton résumait très bien cette chaîne de la science et de l’innovation lorsqu’il disait, je le cite : « Si j'ai pu voir plus loin que les autres, c'est parce que je me suis tenu sur des épaules de géants ». Il faisait alors allusion à l’importance des travaux de Galilée comme bases de ses travaux propres.
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L’« aventure scientifique » que j’ai la chance de vivre depuis bientôt un an au Département fédéral de l’intérieur m’a conduit, comme je l’ai dit, la semaine dernière au Brésil. Un pays non seulement magnifique mais surtout qui a su développer de manière admirable ses réseaux scientifique et son poids politique dans le monde au cours des dernières années. C’est un géant qui se réveille. MM. El-Khoury et Aebischer étaient notamment à mes côtés, au sein d’une délégation scientifique suisse de renom. L’EPFL et le Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM) connaissent d’ailleurs bien ce pays puisque les deux institutions y ont déjà des collaborations, voire des antennes, comme le CSEM à Belo Horizonte.
Cette visite scientifique au Brésil avait pour but de renforcer encore l’excellente collaboration entre les deux pays au niveau de la formation, de la recherche et de l’innovation. Il s’agissait de consolider la chaîne de la coopération scientifique entre nos deux pays. J’en reviens avec la certitude que nous pouvons regarder l’horizon de la recherche suisse avec confiance : la réputation de nos capacités de recherche et d’innovation est excellente à l’étranger et la Suisse est perçue comme un partenaire fiable.
Mais le Brésil, c’est aussi l’image de notre destinée commune, des grands enjeux planétaires : démographie, énergie, environnement, éducation, santé, croissance mais aussi inégalités. La Suisse peut – et doit- participer aux progrès du futur qui permettront de relever ces grands défis, non seulement du pays mais du monde entier.
Un proverbe d’Amérique latine nous dit que « La force de la chaîne est dans le maillon ». Cette pensée s’applique parfaitement au processus de l’innovation, comme à l’avenir du monde d’ailleurs, qui lui est lié.
S’agissant de la chaîne de l’innovation, elle est en particulier composée de quatre maillons :
1. la formation,
2. la recherche,
3. le transfert de savoirs et de technologies,
4. la commercialisation des produits.
Chacun de ces maillons est essentiel. Chacun a besoin d’être fort et de compter sur la force des autres. C’est seulement ainsi que notre pays maintiendra sa place au niveau international.
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A la base, il faut un personnel qualifié. C’est le premier maillon : celui de la formation. La qualité des hommes et des femmes, la force et l’enthousiasme humains sont fondamentaux pour une petite économie aussi innovante et axée sur la qualité que celle de la Suisse.
La Suisse manque pourtant de personnel qualifié dans certains secteurs, notamment l’informatique, la technique et, dans certains cas aussi, dans les sciences de la construction. La Confédération, les cantons et l’économie agissent ensemble pour y remédier. Des analyses ont notamment démontré que pour pallier ce problème, il faut procéder à un « recrutement précoce », c’est-à-dire encourager l’intérêt pour les mathématiques, les sciences et les techniques dès le niveau préscolaire et le soutenir ensuite à l’école primaire et au degré secondaire. Il nous faut créer les bonnes incitations. Les Académies, les EPF, les cantons, les Universités ont pris diverses initiatives pour promouvoir la compréhension des sciences et des techniques dans la société.
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Le deuxième maillon de la chaîne de l’innovation est celui de la recherche.
La Suisse investit beaucoup dans la recherche et le développement (R&D). Le total des dépenses dans ces domaines a atteint 16,3 milliards de francs en 2008, soit environ 3 % de notre PIB. L’économie privée finance près des deux tiers de ces dépenses. Ces dépenses progressent de manière remarquable, car la croissance y est nettement plus forte que la croissance économique moyenne.
Au fond, la recherche explique beaucoup, directement et indirectement, de la réussite suisse.
Eh puis, une des forces de notre système réside dans sa structure : le système suisse combine un secteur PME très dense, très structuré et très innovateur en comparaison internationale et de très grandes entreprises actives au plan international dont la plupart sont très actives dans la recherche et le développement. Une part considérable de ces dépenses de R&D implique les PME. La base des connaissances est donc très large, le socle est vaste et solide, et l’innovation peut surgir de partout.
En vertu de l’article 64 de la Constitution fédérale, la Confédération a le devoir d’encourager la recherche scientifique et l’innovation.
Le mandat de prestations donné par le Conseil fédéral au domaine des EPF pour les années 2008 à 2011 prévoit que les connaissances générées doivent être davantage utilisées dans les domaines technologique et économique. Cette décision vise à promouvoir la capacité d’innovation de la Suisse et à renforcer la coopération avec l’industrie.
La loi fédérale permet désormais aux Ecoles et instituts de recherche du domaine des EPF de fonder des sociétés ou d’y prendre des participations. De nouvelles formes de partenariats publics-privés deviennent possibles. La Suisse innove donc dans ses institutions pour promouvoir l’innovation.
L’EPFL a pris une participation dans le capital-actions du Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM). Pour l’EPFL, le CSEM représente une nouvelle opportunité, complémentaire, de transférer les résultats de la recherche dans l’industrie. De son côté, grâce à cette étroite coopération, le CSEM bénéficie encore plus intensément des activités de recherche des EPF comme par exemple dans le domaine spatial. S’agissant de la formation des étudiants (on revient ici au premier maillon : le personnel qualifié !) on peut davantage exploiter les synergies. Les doctorants de l’EPFL effectuent ainsi leurs applications pratiques au sein du CSEM, qui leur offre souvent une entrée dans la vie professionnelle.
Cette coopération porte ses fruits. C’est aussi le cas dans un projet comme NanoTera.CH dans lequel notamment l’Université de Neuchâtel, l’EPFL et le CSEM sont partenaires. Lancé en 2008 à l’échelle nationale, ce projet a pour but de positionner la Suisse à la pointe d’un domaine très prometteur pour les sciences de l’ingénieur : des systèmes de communication miniaturisés qui trouvent de nombreuses applications dans les domaines de la santé, de la sécurité et de l’environnement. Ce projet de coopération vise explicitement à renforcer le transfert de savoirs des hautes écoles dans l’économie et, de ce fait, à exploiter concrètement les potentiels d’innovation correspondants.
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Ceci nous amène tout naturellement au troisième maillon de la chaîne de l’innovation : le transfert de savoirs et de technologies.
Les hautes écoles jouent en Suisse un rôle largement supérieur à la moyenne internationale comme partenaires de coopération du secteur privé. Leur influence concourt au succès de la chaîne suisse de l’innovation. Le « Tableau de bord européen de l’innovation » place la Suisse au 1er rang en termes de « coopération scientifique publique-privée ». Cette analyse se base sur le nombre de publications scientifiques cosignées par des chercheurs du secteur privé et du secteur public.
La présence d’acteurs comme la Chambre du commerce, Neode ou le FSRM dans l’organisation de ces journées aux côtés de la HE-Arc, de l’Université et de l’EPFL souligne bien l’importance et l’actualité de ces partenariats.
Le domaine des EPF est un des principaux partenaires des entreprises et il arrive en tête de la valorisation économique des résultats de recherche. Les HES et les Universités, chacun dans leur rôle et avec des profils différents et complémentaires, viennent utilement compléter ce dispositif. Prises ensemble, ces coopérations fournissent la preuve parfaite que la recherche scientifique de haut niveau et le transfert de savoirs et de technologies ne s’excluent pas, bien au contraire : elles se complètent, elles se succèdent ! Un pays qui axerait trop fortement les incitations vers la seule recherche appliquée perdrait rapidement au cours des ans le vrai potentiel d’innovation issu de la recherche fondamentale. Certains ont essayé, ils en sont revenus !
Le CSEM joue un rôle essentiel dans notre pays en ce qui concerne le transfert de savoirs et de technologies. La Confédération contribue au financement de base du CSEM depuis sa création, en 1984. Grâce à des alliances stratégiques intelligentes et en ayant comme objectif l’excellence, le CSEM a consolidé sa position de leader.
Je pense en particulier à cette association dénommée Heterogeneous Technology Alliance (HTA), contrat de coopération conclu en 2006 entre
- le CSEM,
- le Laboratoire d’Electronique et de Technologie de l’Information du Commissariat à l’énergie atomique, le LETI, en France
- et le Fraunhofer Verbund Mikroelektronik, qui regroupe plusieurs instituts en Allemagne.
Ce partenariat stratégique conclu avec d’importants partenaires allemands et français du CSEM a même bénéficié d’un bon coup de pédale vers l’avant en 2008 en s’adjoignant les compétences du… VTT. Il ajoute ainsi un braquet à la chaîne de l’innovation : le VTT étant, vous l’aurez tous compris, un important institut basé en Finlande.
Ce partenariat stratégique est né du constat que les instituts de recherche isolés ne sont plus en mesure, aujourd’hui, de fournir la totalité de l’éventail des savoir-faire, technologies, infrastructures et compétences nécessaires. On regroupe donc les forces en réseau, ce qui permet aujourd’hui à ces 4 institutions « sœurs » de proposer des solutions dans des branches aussi diverses que l’automobile, l’aviation, le spatial, l’information, les télécommunications, la santé, l’énergie ou l’environnement. Ensemble, elles couvrent l’intégralité de la chaîne de production de valeur : de la recherche à la production de petites séries, en passant par les prestations d’ingénierie.
Le CSEM et ses partenaires forment donc une chaîne solide. Ils montent sur les épaules les uns des autres pour voir plus loin. De telles alliances sont, j’en suis convaincu, le fondement des innovations de demain.
Mais il n’y a pas que la coopération entre instituts. Les Etats aussi doivent coopérer pour faire avancer la science et la technologie. Pensons à l’exemple du CERN – que j’ai eu le plaisir de visiter la semaine dernière : l’accélérateur de particules le plus puissant du monde générera de nombreux progrès technologiques, notamment dans l’imagerie médicale.
Il est porté par une association d’Etats qui en coopérant ont rendu possible le développement de cette infrastructure gigantesque. Aucun Etat n’aurait pu se l’offrir seul.
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Enfin - et c’est le quatrième et dernier maillon de la chaîne de l’innovation, il faut garantir que les résultats de la recherche qui comportent un potentiel d’application soient durablement positionnés sur les marchés, sinon l’innovation en question n’atteindra pas ses utilisateurs.
C’est pour poursuivre ce 4e objectif que la Confédération soutient depuis 1996 le développement de nouvelles entreprises innovantes par l’entremise de l’Agence pour la promotion de l’innovation plus connue sous le sigle de CTI.
En tant que plateforme de communication, Micronarc a également son rôle à jouer dans ce domaine, au nom des cantons de Suisse occidentale.
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Mesdames, Messieurs,
Cette chaîne est solide : ses 4 maillons sont forts. Mais elle n’est pas suspendue en l’air : elle s’accroche à chaque extrémité à un pilier qui la soutient.
Le premier pilier est évidemment le financement du système. La Suisse investit beaucoup dans le domaine FRI, mais on voit aussi que les coûts augmentent sans cesse. Les statistiques du Fonds national nous montrent qu’il y a toujours plus de projets et que chaque projet coûte toujours davantage. Les infrastructures deviennent parfois gigantesques : pensons au CERN, à l’Observatoire astronomique européen (ESO) ou encore à l’immense laser à électrons libres SwissFEL, qui mesurera quelques 700 mètres de long, dont nous avons inauguré la 1ère étape la semaine dernière à l’institut Paul Scherrer en Argovie.
Or, nous le savons : les finances publiques ne sont pas une corne d’abondance qu’il est possible de vider à loisir, mais un bien précieux qu’il convient de gérer avec prudence.
Pour cette raison je crois fermement à une augmentation des partenariats entre secteurs public et privé : ils ont montré leur force, dans ce quartier, au sein des institutions organisatrices, pour la mise sur pied de ces journées-mêmes !
Pour cela il y a une condition essentielle, un partenariat fort doit reposer sur des valeurs fortes : la confiance et le respect. Le respect du rôle de chaque partenaire, qui est différent. Le respect de l’indépendance de la formation et de la recherche fondamentales, conditions indispensable. A cela s’ajoute la confiance entre les partenaires qui naît sur ce respect. Fondé sur ces valeurs un tel partenariat peut déplacer des montagnes. C’est sur un tel esprit que repose par exemple l’idée d’un parc national d’innovation proposée dans la réforme à venir de la Loi fédérale sur la recherche et l’innovation (LERI).
Eh puis, Mesdames et Messieurs, il faut aussi veiller constamment à l’adhésion de la population à ces développements technologiques et scientifiques. C’est le deuxième pilier à laquelle cette chaîne de l’innovation est accrochée. Dans notre société démocratique plus encore qu’ailleurs, il est essentiel que la science et la technologie sortent de leurs laboratoires et expliquent ce qu’elles font, où elles vont et sur quelles valeurs elles se fondent.
La population ne doit pas avoir l’impression que les choses lui échappent où qu’une course folle vers « on ne sait où » est lancée dans des laboratoires qui seraient autant de tours d’ivoire : car alors le géant aurait un pied d’argile, le soutien faiblirait et les conditions-cadre pour le développement de nouveaux projets diminuerait. On voit les craintes que des technologies comme le clonage, la technologie nucléaire, ou la génétique peuvent susciter. On voit les questions légitimes qu’elles posent à la science. On comprend immédiatement le besoin de laisser la science et l’innovation progresser dans la société et avec elle, pas à côté d’elle. Ce deuxième pilier aussi doit donc être prudemment entretenu.
Des manifestations comme Micro 10 sont d’excellents moyens d’approcher la science et l’innovation du grand public. Elles permettent aux citoyens, toujours curieux à l’endroit de la science, de s’y familiariser et d’en comprendre les enjeux. Le succès remporté lors de la précédente édition le prouve : la population a soif de connaissances scientifiques, elle se passionne pour le sujet. Je ne peux que vous encourager à poursuivre ce décloisonnement, à susciter cette compréhension mutuelle, base d’une affection raisonnée entre la société et la science.
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Mesdames et Messieurs,
Votre enthousiasme pour l’innovation et pour les micro- et nanotechnologies est contagieux. Le Ministre de la santé se méfie d’habitude de ce qui est contagieux ! Mais pas cette fois : c’est donc avec enthousiasme que le Conseil fédéral a tenu à être représenté aujourd’hui.
Notre système d’innovation est performant. Il assure la qualité de vie de notre pays. Il lui donne un rôle d’acteur global et lui permet d’occupe les premiers rangs. Le défi, c’est d’y rester ! Les sportifs le savent : monter en tête du classement est un gros effort. Y rester est plus encore : un défi quotidien. La Suisse doit donc rester attentive, combattive, dynamique.
Je félicite les organisateurs de ces journées : la CNCI, le CSEM, l’EPFL, la Fondation suisse pour la recherche en microtechnique (FSRM), la HE-Arc, Micronarc, Neode et l’Université de Neuchâtel pour leur engagement permanent pour la formation, la recherche et l’innovation. Je les félicite de leur dynamisme au service de cette région et de notre pays tout entier.
Je formule le vœu que ces journées contribuent à consolider la chaîne de l’innovation, qu’elles renforcent ses maillons et leurs interactions, qu’elles confortent les piliers qui soutiennent cette chaîne.
C’est notre « ticket » faire partie du club des géants globaux de l’innovation. Ainsi cette région pourra continuer à briller comme une sorte de « capitale du monde » du petit, du très petit et du très nouveau. Ainsi la Suisse, petit pays dans ce vaste monde, restera un géant du micro- et du nano, un géant qui sait voir loin !