Le niveau de sécurité dans les transports publics reste élevé
Bern, 27.05.2025 — D’après les conclusions du rapport de sécurité 2024 de l’Office fédéral des transports (OFT), il reste très sûr d’emprunter les transports publics en Suisse. Dans les transports urbains en tram et en bus, les accidents graves sont toutefois en augmentation. Ceux-ci sont en grande partie causés par des comportements erronés de personnes se déplaçant au même endroit à pied, à vélo ou en voiture.

Les personnes qui empruntent les transports publics (TP) en Suisse continuent à le faire en toute sécurité. En 2024, aucun décès de voyageur n’a été déploré dans les transports ferroviaires et à câbles ni dans la navigation. Douze passagers ont été grièvement blessés. La situation est moins bonne dans les transports urbains : en 2024, on y dénombre 105 blessés graves dans les trams et les bus, chiffre jamais atteint au cours des cinq dernières années. À cela s’ajoutent deux décès. Afin d’améliorer la sécurité des voyageurs dans les transports urbains, de nombreuses entreprises de transport locales ont démarré une vaste campagne de prévention sous l’égide de l’Union des transports publics. Celle-ci est soutenue par l’OFT. Par ailleurs, l’OFT a recensé en détail les événements survenus en 2024 dans les cinq plus grandes entreprises de transports urbains. Il analyse désormais les données obtenues et détermine s’il est possible d’en déduire d’autres mesures.
Si l’on inclut le personnel des entreprises de transport et les autres usagers de la route dans les accidents graves survenus en 2024 dans les TP, on obtient également des valeurs supérieures à la moyenne avec 39 morts et 206 blessés graves. Ici aussi, l’augmentation concerne surtout les transports urbains, la plupart des accidents étant causés par des tiers qui se déplaçaient par exemple en voiture, à vélo ou à pied.
En 2024, le suivi de l’accident survenu en août 2023 dans le tunnel de base du Saint-Gothard est resté au cœur de l’attention. A la suite de l’événement, l’OFT avait lancé une procédure auprès de l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer afin d’analyser le risque de rupture de roues. Les premières mesures ont été définies au niveau européen : les recommandations exigent depuis des procédures plus strictes et de plus grands diamètres de roue minimaux pour des types de roues supplémentaires. L’OFT continuera d’œuvrer à réduire le risque de rupture de roues à l’échelle européenne.
En comparaison internationale, la Suisse occupe la troisième place derrière le Royaume-Uni et les Pays-Bas en matière de sécurité ferroviaire et atteint donc toujours son objectif de faire partie des meilleurs pays européens. Concernant la sécurité sur les chantiers ou les poste de travail ferroviaires, elle se situe toujours dans le dernier tiers. L’OFT continuera à mettre l’accent sur ce thème dans son activité de surveillance.
Plus d'informations: Rapports sur la sécurité